Belge attitude: quand une francophone part étudier en Flandre.

Je voulais le temps d’un article vous parler de mon expérience et de mon parcours scolaire. Je pense qu’il pourrait aider plusieurs personnes parce que je dois vous avouer que j’ai vécu un peu la galère enfin disons un bon melting pot bien belge quoi. Une bidiplomation, un master dans la langue de Vondel (oui oui, on sort les grands mots), voilà ce qui vous attends. Alors accrochez-vous parce que c’est du sport. J’espère pouvoir par la même occasion répondre à certaines questions qui m’ont été posées.

Pour ceux qui l’ignore encore, je suis actuellement étudiante en dernière année en communication à la VUB (Vrije Universiteit van Brussel ou plutôt Université Libre de Bruxelles en français. Je suis francophone vivant dans le Sud du pays (environ à mi route entre Lille et Bruxelles) et durant mon bachelier en marketing, j’ai décidé d’entreprendre une bidiplomation. C’est à dire que je suis partie étudié une partie de mon cursus à Malines et donc vous l’aurez compris en néerlandais. Je vous avoue que à ce moment là, je me voilais la face. J’avais eu 10 ans de néerlandais à l’école j’avais un 18/20, j’étais heureuse. Un peu genre t’as vu j’ai 18 je suis bilingue youhou. Mais revenons un peu les pieds sur terre.

Après un cauchemar administratif pour l’inscription (à croire que c’est dur pour le nord d’accepter une wallone), arrivée à Malines, c’était fini, je savais à peine me présenter et suivre les cours étaient plus que compliqué. Alors imaginez mon désarroi: devoir réussir des examens, rendre des travaux et faire un TFE ainsi que le défendre. Les premières semaines se résumaient à dormir les dernières heures de cours tellement j’étais crevée de sans cesse devoir traduire, je cherchais dans le brouhaha de la cantine le moindre petit mot français que je pouvais entendre pour rassurer mes oreilles et enfin, je découvrais cette nouvelle ville qui allait être mienne pour la suite de mon parcours: Malines. En mode GODVERDOMME (WTF) Laura, qu’est ce qu’il t’a pris de partir? J’ai finalement réussi et obtenu mon diplôme en juin 2015 non sans y avoir laissé quelques neurones je crois, des heures de sommeil en moins et une incroyable évolution niveau grammaire, débit de paroles et envie d’apprendre. Je dois là dessus remercier l’énorme soutien quotidien de mes grand-parents ainsi que mes parents à qui j’ai pu donner des cheveux gris tellement ils étaient inquiets sur ma réussite pour vous dire.

Après cela, je pense que j’ai donné la pire crise cardiaque possible à ma mère en lui annonçant que je voulais faire un master en communication mais surtout que je voulais le faire en néerlandais lui aussi. Je me suis donc inscrite à la VUB et c’est aussi avec 4 mois de vacances et surtout d’aucune pratique de la langue que j’ai entrepris ces deux années suivantes. Passer d’un bachelier en français à un bachelier en néerlandais était déjà quelque chose mais passer d’un bachelier à l’université en néerlandais était encore pire. Je ne vous raconte pas la galère au niveau administratif pour aussi expliquer à ma mère toutes les démarches en traduisant toujours tout, la demande de bourse que j’ai dû faire où l’on voit clairement la différence entre les wallons et les flamands (nous avons dû fournir je ne sais combien de papier: fiches de paie, preuve que mon frère soit aussi à l’unif, bref limite une recherche digne des experts). J’ai finalement ici réussi (enfin à 4 crédits près) ma première année et j’entame ici la seconde où j’espère obtenir un diplôme au mieux en juin, au pire en août/janvier (mais ne parlons pas de malheur).

Sinon mis à part la difficulté à cause de la barrière de la langue, étudier en Flandre ça donne quoi? Et bien sans vous mentir, cela m’a permis de découvrir une autre facette de mon pays et d’en tomber encore plus amoureuse. J’ai eu l’occasion de visiter Malines, Anvers, Gand, … mais sous l’oeil flamand en évitant un peu les places touristiques et vivant un peu comme une locale. J’ai rencontré des personnes formidables avec qui j’essaie de garder contact que ça soit à Malines ainsi qu’à Bruxelles. Et enfin, cela m’a ouvert tellement de possibilités professionnellement parlant. Après, je ne vais pas vous mentir, je ne me juge pas bilingue même si je suis baignée dedans. Disons que maintenant, je suis « la wallone qui ose » pour prendre un peu les clichés bien belges. J’espère que  mon expérience pourra en aider quelque un et que cela donner l’envie à d’autres d’entamer cette folle aventure. Bisous mes chatons.

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11 thoughts on “Belge attitude: quand une francophone part étudier en Flandre.

  1. Et ba, je te félicite pour ton parcours !! J’aurais jamais osé faire ça ! A la rigueur je serais partie en anglais car je me débrouille un peu mais c’est tout 🙂
    Je suis une trouillarde de ce genre de chose moi ^^
    Bisous ♥
    CapricieuZe

    1. Bàh c’était pas trop trop la grande aventure parce que je suis restée en Belgique mais j’avoue que le fait de se dire que ce n’est plus dans sa langue maternelle ça fait peur effectivement. Merci pour ton commentaire. Bisous

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